Les conservateurs
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Requien
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Jean-Henri Fabre
Conservateur au Muséum Requien (de 1866 à 1873)
Jean-Henri Fabre voit le jour dans l'Aveyron à Saint Léons du Lévezou en 1823. Il reçoit tout au long de sa vie de nombreux diplômes, titres, distinctions et hommages. Poète, musicien, scientifique, maîtrisant le français et le provençal, il préside à la destinée du Muséum Requien pendant sept ans.

Agé de 19 ans, il obtient une place d'instituteur communal au collège de Carpentras (Vaucluse). En 1849, il enseigne la physique au collège d'Ajaccio. C'est en Corse qu'il rencontre Esprit Requien, venu s'y réfugier pour des motifs politiques. Il est alors passionné de botanique et de malacologie et trouve chez ce grand naturaliste un enseignant de qualité. Des raisons de santé l'obligent à quitter l'île en 1853 et la chaire de professeur de physique au Lycée impérial d'Avignon lui est attribuée. En 1866, la disparition de Maurice Palun, successeur d'Esprit Requien, lui vaut d'être nommé à son tour conservateur du Muséum. Il décide de continuer l'étude de la flore avignonnaise entreprise par ces deux prédécesseurs. Le travail de ses récoltes est toujours conservé au Muséum Requien. Cette même année, il fait la connaissance de Victor Dury, Ministre de l'Instruction publique, qui décide de créer des cours publics pour adultes et pour jeunes-filles. Cet enseignement qu'il assure dès 1867 sera à l'origine de son départ d'Avignon car il ose enseigner à des jeunes filles « la fécondation chez les fleurs » !

Réfugié à Orange grâce à la générosité de son ami John Stuart-Mill (Philosophe et économiste anglais) qu'il a rencontré à Avignon, il demeure, malgré l'éloignement, conservateur du Muséum Requien jusqu'en 1873, date à laquelle il est «démissionné». C'est à Orange, qu'il va publier une grande partie de la centaine d'ouvrages à l'usage des scolaires qui font de lui un pédagogue de très grande classe : astronomie, physique, physiologie, zoologie, botanique, géologie, entomologie etc. C'est là aussi qu'il rédigera la première série des «Souvenirs entomologiques» parue en 1878. Un an plus tard, grâce aux revenus de son travail, il peut acquérir à Sérignan-du-Comtat le célèbre Harmas, aujourd'hui propriété du Muséum national d'Histoire naturelle. C'est là qu'il s'éteindra à l'âge de 92 ans, en 1915.

De nos jours, sa mémoire est encore honorée. Ainsi, en 1990 deux botanistes provençaux, Pierre Quézel et Bernard Girerd dédient à Jean-Henri Fabre une Amaryllidacée : Leucoium fabrei, dont les spécimens types sont conservés dans l'herbier général du Muséum Requien. En effet, 100 ans plus tôt, elle était découverte à Villes-sur-Auzon, sur l'un des contreforts du Mont Ventoux et Jean-Henri Fabre en récoltait des échantillons.
En 1993, le Muséum Requien rendait hommage à ce naturaliste exceptionnel au travers de l'exposition «Jean-Henri Fabre, de l'histoire naturelle à la poésie». Dix ans plus tard, en 2003, le Muséum Requien accueille l'exposition «Fabre et le théâtre de la nature» et participe à l'exposition «De l'Homme et des insectes : Jean-Henri Fabre 1823-1915» mise en place à Paris.
Le renom de Jean-Henri Fabre, dépasse les frontières de l'hexagone et le Muséum Requien a été l'un des partenaires de manifestations mises en place au Japon en 2000 (Japan flora) et en 2002 («A la découverte de la Provence : de l'Antiquité à Jean-Henri Fabre – la nature, l'histoire et l'art» - Toshigi).

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