Museum Avignon
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Ursus arctos. L'ours brun.
Ursus arctos, est aujourd'hui le plus grand carnivore du monde.
Les dimensions de l'ours brun varient selon la localisation géographique des populations et la nourriture disponible. Ainsi, la hauteur au garrot oscille de 90 cm à 1,50 m, la longueur de 1,50 m à 2,50 m et même 3,0 m (Ours de l'île Kodiak en l'Alaska), le poids de 80 kg à 440 kg (700 kg parfois chez l'ours Kodiak). Le pelage varie du rouge-jaune au noir en passant par toutes les nuances du brun.

L'ours des Pyrénées, le Grizzli, l'ours Kodiak, l'ours d'Europe centrale, l'ours des Abruzzes, l'ours syriaque, l'ours bleu du Tibet et l'ours isabelle sont des formes géographiques de l'ours brun.

La nourriture de l'ours brun se compose de rongeurs, de poissons, de charognes mais aussi de miel, de baies et d'herbes tendres. Il est aussi friand d'insectes et ne néglige pas le bétail. En hiver, il se retire dans des abris pour s'y assoupir et hiberner.

Comme ses congénères, l'ours brun possède une gestation à nidification retardée. La date du rut se situe en Europe entre avril et juin. Deux à trois jours après la fécondation, qui déclenche la ponte ovulaire, il y a blocage du phénomène de segmentation de l'oeuf. Il ne reprend que plusieurs mois plus tard, vers novembre, peu avant l'hibernation. La mise bas a lieu dans la tanière, en janvier ou février.

Les ours bruns adultes ont des moeurs solitaires, sauf lors de la période de reproduction. Des liens sociaux étroits se nouent entre la mère et les oursons qui deviennent indépendants à l'âge de un an et demi.

L'ours brun européen a une activité généralement diurne, avec un pic aux alentours de 18-19h.
Hibernation ou hivernation ?
L'ours brun peut survivre durant les grands froids grâce à sa faculté de tomber en léthargie, palliant ainsi au manque de nourriture.

La température corporelle reste toujours relativement élevée, la baisse enregistrée étant seulement de 4 à 5° : l'ours brun n'est donc pas un hibernant comme le loir, la marmotte ou les chauve-souris dont la chute de température corporelle suit pratiquement celle du milieu.

En automne, l'animal ingère en abondance des fruits énergétiques (faines, glands, châtaignes...) et grossit d'environ un tiers de sa masse. Les graisses stockées produisent l'énergie nécessaire aux besoins du métabolisme de cet état léthargique. Les déchets (urine, fèces) ne sont plus excrétés mais recyclés pour fabriquer de nouvelles réserves.
Ce projet a été co-financé par l'Europe (Fonds Européen de développement régional).
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